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28.02.2008

Entretien avec Jean-Louis PAGÈS

0951eb6abba52174eb8db88eb7bbd162.jpgJean-Louis Pagès, 47 ans, marié, un enfant, est fonctionnaire au Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables. Il s'est engagé dès 1994 dans l’action contre le risque inondations sur le territoire de notre commune.

« LB: Bonjour, vous êtes colistier sur la liste de Un projet pour Grabels conduite par René REVOL, pourriez-vous vous présenter à celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

- JLP: Bonjour. Et bien pour commencer, je suis né à Montpellier le 27 février 1960 et j'ai fait toute ma scolarité chez le Jésuites, à l'enclos Tissié Sarus, le collége Saint-François Régis et enfin Pierre-Rouge.
Je suis grabellois depuis 1988. Lors d'une discussion familiale, j'ai appris que j'avais un arrière grand-père qui avait vécu trois années à Grabels et avait tenu une menuiserie dans le village à l'emplacement de l'ancien fleuriste, maintenant située rue du Château. Il est parti ouvrir ensuite son atelier à Montferrier. Plus récemment, j’ai su aussi qu’un grand-oncle Emile Molière était né à Grabels en 1900. On peut donc dire que c’est juste un naturel retour aux sources ...

- LB: Et...

- JLP: Je dois vous dire qu’au moment où nous cherchions un terrain pour faire construire avec mon épouse, le premier que nous avons visité a été celui où nous avons fait construire notre maison. C’est ce terrain qui nous a attiré et qui se trouvait proche d'un cours d'eau...
J'ai été assez vite concerné par les inondations, cinq ans après avoir emménagé. Je m'en souviendrai toujours. C'était vers trois heures du matin, nous avons été réveillés par des cris provenant de la rue. Ce sont nos voisins qui criaient car, l'eau venait d’envahir notre lotissement et était rentrée dans leur maison. Alors avec les habitants de notre rue, nous leur avons porté secours, en mettant leurs meubles sur des parpaings et nous avons du ensuite racler la couche de boue qui s’était répandue sur le carrelage, après le passage des eaux... (silence)

- LB:...

-JLP: C’est à partir de cette date que j'ai commencé les démarches auprès de la municipalité de monsieur Falgueirettes pour trouver une solution à ce problème d’inondation chaque fois qu'il y a de fortes pluies sur notre commune.

- LB: Cette inondation n’était pas exceptionnelle ?

- JLP: Non, puisque l'eau est encore revenue dans notre lotissement en novembre 1997. J’ai donc commencé à me rendre régulièrement à la mairie avec un voisin, pour des réunions avec l'adjoint à l'urbanisme en vue de trouver une solution à notre problème hydraulique... A chaque rendez-vous, je terminais par un " Bon alors, nous prenons rendez-vous pour le mois suivant ?". C’est ainsi que j'ai commencé à me faire connaître « par la mairie ». D'ailleurs, je continue encore d’entretenir d'excellentes relations avec monsieur Bonifacie, adjoint à l'urbanisme de1989 à 2001, et j'ai aussi durant la même période trouvé une oreille attentive en la personne de monsieur Falgueirettes, maire de la commune.

- LB: Vos démarches ont-elles eu des effets concrets ?

- JLP: Oui et non. Les premiers travaux importants ont commencé par le calibrage avec enrochements sous la municipalité de monsieur Falgueirettes. Il ya aussi eu des études faites par le BETHEREM, puis le BCOM, dont je n’ai pas eu connaissance du résultat. Entretemps, l’eau est revenue en novembre 2001, puis en décembre 2002, et surtout en septembre 2003. On peut dire que cette dernière inondation a été la goutte d'eau qui à fait déborder le vase !

- LB: Vous m’avez parlé récemment d’une rencontre heureuse et d’une association, vous pouvez nous en dire quelques mots ?

- JLP: Bien sûr, avec plaisir même ! J’ai rencontré René Revol en 2001. A l’époque j’adhérais à la FCPE. Nous nous sommes vite l’un et l’autre appréciés et les inondations de 2003 nous ont rapprochés. Nous avons alors décidé de créer une association non pas de quartier, il en existait déjà une, mais une association qui s'occuperait de tous les problèmes hydrauliques sur Grabels et aussi de l'environnement... VIGIE venait de naître. Car c’est unis que nous pensions et pensons toujours, être écoutés par la municipalité.Très vite, l’association VIGIE s’est développée pour atteindre aujourd'hui 120 membres (80 familles).

- LB: Très bien, et donc concernant cette association, je vous repose la même question que précédemment : Avez-vous depuis obtenu des résultats ?

- JLP: Oui, comme exemple, je vous cite le dossier hydraulique du Rieumassel-Redonnel par BRL qui a été repris par monsieur Prunet. Normalement en automne 2008, le premier bassin, le G, celui de l'"Arbre Blanc" (il y'en a 4, plus un endiguement et un enrochement en aval du Rieumassel sur 200 mètres linéaires), devrait voir le jour... Et en lisant le magazine de Grabels N°19 de février, j'ai constaté que nous aurions été enfin écouté, car monsieur Prunet ne s’opposerait plus désormais à un bassin de rétention paysager, végétalisé et arboré au lieu d’un bassin simplement creusé et grillagé. Cela prouverait que l’action patiente et résolue finit par être comprise et entendue des décideurs.

- LB: En fait, vous êtes le président de l’ association VIGIE ?

- JLP: Non, j’ai suspendu ma présidence le 27 janvier dernier, car VIGIE reste neutre et indépendante. Je suis comme vous le savez, l’un des colistiers de la liste Un projet pour Grabels conduite par René Revol. Mais, je reprendrai la présidence de l’association au lendemain des élections, si je n’étais pas parmi les colistiers élus.

- LB: D’accord... Justement, pourquoi vous êtes-vous engagé sur la liste de René Revol ?

- JLP: Je connais l'implication de René Revol dans le milieu associatif (école et environnement), J’apprécie son sens de l’écoute et du respect mutuel. J’ai été séduit par l’association Un projet pour Grabels, qui a présenté des réalisations possibles immédiatement et aussi par la compétence des personnes qui sont maintenant sur notre liste). Et j’apprécie surtout la façon qu’ont René Revol et Pascal Heymes, de se rendre disponibles pour mener un groupe, une équipe avec toute leur sympathie et dans la bonne humeur. Et puis je veux ajouter que tous les dossiers sur lesquels nous avons travaillé, ont été chiffrés et étudiés financièrement. Je vous le répète, tout cela est réalisable au cours d’une mandature.

- LB: Merci. Enfin, notre question rituelle: Que faisiez-vous à vingt ans ?

- JLP: Mes 20 ans... attendez... Après trois mois à la BNP où je vérifiais des chèques, j’ai préparé et réussi un concours, puis je suis entré à la DDE, rebaptisée récemment « le Ministère de l'Ecologie du Développement et de l'Aménagement Durables ».

- LB: Donc la boucle est bouclée, vous et l’environnement ne faites plus qu’un à Grabels (sourire). Merci, Jean-Louis Pagès d’avoir répondu à nos questions.

- JLM: Merci, vous êtes sympa (rire) ».

75a115d6cef32c5d7537ccff017043c6.gifL'Anim du Blog

Commentaires

"Que d'eau que d'eau" Mac Mahon
Et pas ferrugineuse, hips...
Chéribibi

Ecrit par : Chéribibi | 25.02.2008

Et pourquoi dites vous à ce pauvre Monsieur Henri que la maison de votre voisin n'a jamais été inondée.
voir votre réponse du 24 02 08 suite à se demande en vu d'acheter une maison au plein soleil ???????

Ecrit par : YOYO | 25.02.2008

Bonjour Yoyo,

Comme je l'ai personnellement écrit à Monsieur Henri, cette maison n'a jamais été inondée, mais le jardin oui.

En effet le Rieumassel n'a jamais débordé au droit de cette maison. Les eaux venaient des champs situés derrière et de la route de Montpellier (RD 127) a très forte déclivité.

Dès que les travaux d'endiguement et de remodelage des terrains à la confluence du Redonnel et du Rieumassel seront réalisés (normalement prévu dans la phase 1 des travaux, avec le bassin G), le problème sera réglé.

Cordialement.

Jean-Louis Pagès

Ecrit par : Jean-Louis Pagès | 25.02.2008

Bonjour Jean-Louis Pagès,
J'ai quand même du mal à savoir ce que veut dire pour vous "maison inondée".
Je reprends vos propos, à la rubrique : Entretien avec Jean-Louis PAGÈS
vous dites :
"J'ai été assez vite concerné par les inondations, cinq ans après avoir emménagé. Je m'en souviendrai toujours. C'était vers trois heures du matin, nous avons été réveillés par des cris provenant de la rue. Ce sont nos voisins qui criaient car, l'eau venait d’envahir notre lotissement et était rentrée dans leur maison. Alors avec les habitants de notre rue, nous leur avons porté secours, en mettant leurs meubles sur des parpaings et nous avons du ensuite racler la couche de boue qui s’était répandue sur le carrelage, après le passage des eaux... (silence)"

Ensuite vous répondez à ce pauvre Monsieur Henri :
« …commentaire concernant le futur achat de votre maison au lotissement Plein-Soleil. Effectivement la maison que vous convoitez se trouve en zone bleue (inondable constructible) du Plan de Prévention du Risque Inondation du 9/03/2001, mais je dois tout de suite vous rassurer, si le jardin a été inondé, la maison ne l'a jamais été. Le Rieumassel, cours d'eau tout proche, n'est jamais sorti de son lit au niveau de cette maison. »

Cette maison a t-elle été inondée, c'est-à-dire y a-t-il eu de l'eau à l'intérieur ?
Car je pense que ce qui intéresse Monsieur Henri c’est de savoir si la maison est aujoud’hui susceptible d’être inondée. Que l'eau vienne du bas ou du haut, elle est inondée ou elle ne l’est pas !!
Merci de ne pas noyer la réponse.
yoyo

Ecrit par : YOYO | 25.02.2008

Bonsoir YOYO,

Comme il est clairement précisé dans le premier commentaire et dans la réponse suivante que vous fait Monsieur Pagès, ladite maison n'a jamais été inondée mais son jardin l'a été.

Il vous manque cependant quelque élément d'ordre privé que nous ne sommes pas autorisés à publier sur un blog accessible à tous : n° de la maison et adresse de cette habitation.

Dans tous les cas, et vous le vérifierez, l'actuelle municipalité vous répondra ce que nous vous avons répondu. Ni plus ni moins.

A votre disposition, salutations distinguées.


L'Anim du Blog.

Ecrit par : L'Anim du Blog à YOYO | 25.02.2008

Je ne suis pas véritablement allergique au paiement de l'impôt, j'y suis même plutôt favorable quand je vois les réalisations concrètes qu'ils financent ou les services qu'ils permettent d'offrir: ainsi quand je prends le tramway à Euromédecine et que j'apprécie à la fois d'économiser ma voiture, de gagner du temps et de contribuer à diminuer la pollution, je suis satisfait de l'usage qui a été fait de mes deniers. C'est la même chose pour le musée Fabre qui, pour une somme modique à l'entrée, donne un accès à la culture à un niveau élevé. Même chose encore pour des déchetteries de proximité, etc…

En quelque sorte, par l'impôt on accède à un équipement collectif ou à un service auprès de sa collectivité, à charge pour elle de le réaliser.

En étudiant ce qui s'est passé à Grabels entre 2001 et 2007, soit durant toute la mandature de la municipalité sortante, pour ce qui concerne la taxe d'habitation (TH) et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM), payées par tous les grabellois, on arrive aux tableaux ci-dessous :

Pour la taxe d'habitation

Année Base TH Taux TH Montant TH Evolution cumulée TH
2001 2 632 € 14,25 % 375 €
2002 2 655 € 15,35 % 408 € 8.7%
2003 2 688 € 15,73 % 423 € 12,7%
2004 2 733 € 16,36 % 447 € 19,2%
2005 2 778 € 16,69 % 464 € 23,6%
2006 2 827 € 16,85 % 476 € 27,0%
2007 2 876 € 16,85 % 485 € 29,2%

Pour la taxe d'enlèvement des ordures ménagères

Année Base TEOM Taux TEOM TEOM Evolution cumulée TEOM
2001 1 549 4.78% 74 €
2002 1 564 4,68% 73 € -1,1%
2003 1 587 4,59% 73 € -1,1%
2004 1 611 11,50% 185 € 150,3%
2005 1 640 11,30% 185 € 150,3%
2006 1 670 11,30% 189 € 154,9%
2007 1 700 11,30% 192 € 159,5%

Evolution cumulée TH et TEOM

Année Evolution cumulée TH + TEOM
2001
2002 7,0%
2003 10,4%
2004 40,8%
2005 44,5%
2006 48,1%
2007 50,7%

La base qui sert au calcul de la taxe d'habitation est la base moyenne à Grabels en 2001, actualisée chaque année par des coefficients définis par l’Etat. Le taux est celui de la commune et du District (que la commune a réintégré dans son taux communal en 2002 avec la création de la communauté d’agglomération).

Jusqu'en 2003, l'enlèvement des ordures était assuré par la commune, et le traitement par la communauté d’agglo dont le coût avait été répercuté sur le budget communal. En 2004, l’agglomération a pris la compétence enlèvement des ordures ménagères et a financé l’intégralité du service déchets par la TEOM : le résultat est une augmentation de 150 % de la TEOM sans que cela ne s'accompagne en même temps d'une baisse de la fiscalité locale (taxe d'habitation et taxes foncières).

Par le biais de la fiscalité locale, la commune a opéré ainsi une sévère ponction sur le pouvoir d'achat de tous ses administrés. De plus, sachant que durant cette période l'indice des prix à la consommation a augmenté de 10,7 %, ces ressources liées à la taxe d'habitation ont crû en valeur constante de près de 20 % alors que ses charges liées au traitement des ordures sont maintenant payées directement par le contribuable, par le biais de la TEOM. Dès lors, chaque habitant de Grabels est en droit d'attendre de sa commune des réalisations importantes et des services performants et innovants.

Donc pendant 7 ans, le contribuable a donné les moyens à la commune de remplir son contrat. Au moment du bilan, on en arrive à une question sans réponse : avec cet argent qui n'est qu'une partie des ressources de la commune, qu'est-ce qui a été réalisé ? On nous a parlé de travaux à venir, de grands projets … Mais où sont-ils ? Seraient-ils encore dans des cartons ? Combien faudra-t-il encore payer pour qu'ils en sortent ?

Bernard Laignelet

Ecrit par : Bernard Laignelet | 27.02.2008