« Entretien avec Jean-Louis PAGÈS | Page d'accueil | UN PROJET POUR GRABELS : docs et vidéos à télécharger »
29.02.2008
Entretien avec Bruno FLACHER
Bruno FLACHER, enseignant à l'Université Paul Valéry de Montpellier, 61 ans, marié, 4 enfants est colistier sur la liste Un projet pour Grabels conduite par René REVOL. Il nous dit pourquoi il s'est engagé sur cette liste.
« - LB : Bonjour. Vous êtes colistier sur la liste Un projet pour Grabels et on m’a dit que vous êtes à Grabels depuis maintenant 13 ans. Pouvez-vous nous dire ce qui vous a amené dans ce village ?
- BF : Avant d’être enseignant à l'Université Paul Valéry, j'ai occupé plusieurs postes en Savoie et dans l'Isère, puis été nommé au lycée Jean Monnet en 1993. Rejoint l'année suivante par ma conjointe et mon dernier enfant, nous avons décidé de nous fixer dans ce village...
- LB : C’est donc par hasard ?
-BF : Non, pas tout à fait. Fuyant, sur les conseils des médecins, la chape de pollution qui envahit trop souvent la cuvette de Grenoble et que notre jeune fils ne supportait pas, nous avons découvert cet havre de tranquillité qu'est Grabels - grâce à des amis proches. J’ai obtenu un poste à Montpellier, puis nous nous sommes installés ici.
- LB : Et vous y avez depuis pris racine ?
-BF : Arriver avec un enfant inscrit en maternelle, c’est une chance. Les enfants, autour de l’école, de leurs activités et des petits camarades, c’est le moyen le plus sûr de lier connaissance. C'est mon dernier qui nous a fait prendre racine. Il y a fait toute sa scolarité, et vit comme enfant du pays. Il est un des enfants de la balle du village. Pour lui, c’est le tennis, mais aussi le tambourin, ce sport local, si ludique et si convivial qui ravit de plus en plus les jeunes et toujours autant les moins jeunes. Quant à ses trois aînés et leur famille, ils sont toujours enchantés de venir nous envahir lors des congés.
- LB : Et vous avez quitté les Alpes …
-BF: J’y retourne pour quelques courses en montagne. Mais je n’aime pas regarder derrière moi. Notre région offre une autre variété de ballades à pied, j’affectionne Saint-Guilhem, les 4000 marches, le Pic Saint-Loup ... L’attrait de la garrigue, c’est le charme de la végétation, des senteurs, des paysages. Sur Grabels même nous avons un vrai patrimoine naturel, dont les parcours pédestres que les associations locales de marche savent emprunter. Ils méritent d’être mieux connus et demanderaient à être mieux balisés. Quant aux routes de notre arrière pays : un vrai bonheur pour le vélo !
-LB : Merci, pourriez vous me dire en quelques mots, de ce qui a été votre parcours ?
-BF : Je vous dirais brièvement que je suis né à la campagne... J'ai pu faire des études comme interne et boursier ; puis ensuite, j’ai été étudiant à Grenoble où j'ai dû compléter ma bourse avec de petits boulots. Car j’ai toujours refusé que mes parents m’aident. Ils avaient du mal à vivre de leur petite exploitation agricole avec 4 autres enfants à élever. J’ai fait des études de Sciences politique, d'histoire, puis j’ai préparé et réussi un concours pour devenir enseignant. J’ai donc fait une carrière d’enseignant dans le secondaire puis le supérieur. Ma responsabilité principale aujourd’hui est de préparer les étudiants aux concours d'enseignement.
-LB: Vous avez des convictions affichées, cela est-il compatible avec votre participation à une liste de rassemblement ?
-BF : Oui, parfaitement. Mes engagements sociaux, politiques et associatifs remontent à loin. J'ai eu des responsabilités syndicales durant de nombreuses années et je suis connu comme socialiste. Le travail qui est à la base de la liste Un projet pour Grabels, c’est aussi la rencontre enrichissante de femmes et d’hommes d’expériences diverses. Il a porté ses fruits, non seulement pour l’élaboration d’un projet, mais aussi pour former une véritable équipe. Notre méthode est simple : elle a consisté à privilégier le souci des autres, l'intérêt général, le bien commun, l’écoute et le débat démocratique. Il me semble que c'est là le meilleur de la tradition républicaine. Ce qui ne m’interdit pas une remarque personnelle : René Revol est un ami de longue date. Nous avons l’habitude de travailler ensemble. Aussi je m’engage, en étant assuré qu’avec lui, notre équipe fera un travail efficace et utile.
-LB : Pour finir... notre question désormais bien connue : Que faisiez vous à 20 ans ?
-BF: J’ai emprunté en sens inverse le chemin qu’a fait 20 ans plus tard Claire Jabado. Je me suis rendu en Angleterre pour y chercher un petit boulot et me frotter à la langue de Shakespeare que je n'avais pas apprise durant mes études. Mais sans la réussite de Claire! Démuni et considéré comme un vagabond, on m’a illico prié de retraverser la mer ! Dépité j'ai pris la route et me suis rendu jusqu’à la pointe Sud de l’Espagne, à Algésiras, avec 200F en poche !
-LB : Merci, d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions.
-BF : C’est moi qui vous remercie. ».

15:45 Publié dans Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://unprojetpourgrabels.midiblogs.com/trackback/91464



